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Marie-Anne DAYÉ

Marie-Anne DAYÉ

Conceptrice - Rédactrice

Roxham, le chemin où le rêve commence et finit

Il n’est désormais plus possible de demander l’asile au Canada en contournant les postes frontières officiels avec les États-Unis.

Texte : Francisco Salazar

Depuis le 25 mars 2023, ce passage irrégulier situé au nord de l’État de New-York et qui aboutit en Montérégie au Québec a fermé définitivement ses portes aux migrants qui essaient de venir au Canada pour demander l’asile. Deux jours plus tôt, les deux pays ont mis à jour l’Entente des tiers pays sûrs : les personnes venant des États-Unis doivent dorénavant présenter leur demande d’asile aux États-Unis — et celles venant du Canada, au Canada.

En 2022, près de 40 000 personnes sont entrées illégalement dans la seule province de Québec. Le gouvernement québécois avait toutefois sonné l’alarme en indiquant que les services sociaux étaient à leur limite et qu’il n’y avait pas de logements suffisants pour répondre aux besoins de ces migrants.

Une frontière resserrée

Bien que le sujet fît débat depuis plusieurs années, la soudaine fermeture du chemin Roxham a suscité de nombreuses réactions auprès de la société civile, qui insiste sur le fait cela représente un plus grand risque pour les migrants qui voudront passer de l’autre côté de la frontière par de nouveaux chemins plus éloignés et dangereux.

À l’heure actuelle, la Gendarmerie royale du Canada protège le chemin Roxham, et appréhende les personnes qui souhaitent pénétrer sur le territoire québécois. D’autres points de passage non officiels, vers les États-Unis cette fois, commencent à attirer l’attention des autorités en raison d’un nombre grandissants de personnes qui tentent la traversée. Les autorités américaines ont d’ailleurs augmenté la surveillance et les effectifs sur la frontière.

Photo : Ryan sur Unsplash.

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